L'ORDRE DES CHOSES ET DES CYCLES

La semaine passée, une personne a quitté notre société québécoise. Serge Bouchard, un homme amoureux des cultures, de notre culture, et de l’humain. J’ai ressenti un grand bouleversement en moi, même si je ne le connaissais pas personnellement. Ses écrits, sa voix, son discours a fait partie de ma vie. En ce printemps où tout renaît, cet humain – comme tant d’autres – a traversé ce voile de la mort. Cela m’a donné envie de célébrer avec vous un rituel sur une fin – celle qui entretien un lien étroit avec la renaissance.

Comme quoi, même de loin, on peut ressentir une connexion particulière envers les autres humains qui parcourent un sentier parallèle au nôtre. Les symboles fleurissent nos pas et on se sent ainsi moins seuls.

MATÉRIEL
- Branches
- Ficelle
- Papier et crayon
- Fleur printanière

RITUEL
Fabriquer un petit radeau avec des morceaux de bois et de la ficelle. Pendant cette fabrication, pensez à ce qui est parti ou doit partir de votre vie. Autant cela peut être un rituel de départ d’une personne qui vous a récemment quittée, ou encore un petit travers sur lequel vous travaillez, ou un sentiment négatif qui s’accroche à vous. Construisez, bâtissez ce petit navire qui portera bien loin de vous ce qui doit vous quitter.

Écrivez si vous le désirez, un message à la personne, ou encore ce qui doit partir, et pourquoi.
Roulez votre écrit et attachez-le avec un bout de ficelle.
Enfin, selon ce qui est possible pour vous, vous pouvez utiliser l’Eau ou le Feu comme voici;

EAU : aller à un cours d’eau, et y déposer votre bateau ainsi qu’une offrande de fleur comme signe positif envers votre demande, et de gratitude.

FEU : dans un endroit sécuritaire, faire un feu et y déposer votre petit navire. Donner également au Feu une fleur comme symbole positif et de gratitude.

Dans les deux cas, récitez une incantation telle que :

Je suis venue à toi afin de te demander d’appuyer ma demande;
Aide-moi à laisser partir ce qui ne peut plus faire partie de ma vie.
Sois mon guide au travers de mes gestes, mes choix et mes paroles.
Qu’il en soit comme il doit être.

Prenez un temps pour méditer votre demande, et ressentir que vous n’êtes point seule dans cette démarche.

Rappelez-vous enfin que la Nature n’aime point le vide… là où la terre est nue, les semences se déposent et s’enracinent.

Maggÿe